Monday, November 19, 2012

Jodhpur, la bleue

 

Une autre semaine qui s'achève! Ça file, dieu que ça file. Ces derniers jours ont été consacré à l'exploration de Jodhpur, la bleue. Pour nous, c'est un progressif à l'envers (ou est-ce qu'on appelle cela un régressif). De Delhi (16 millions d'habitants), Jaipur avec 3 millions, on se retrouve dans la quasi intimité avec à peine 300 000 habitants.

Jodhpur vit au rythme de ce coeur qui bat dans sa vieille ville, celle qui lui vaut le nom de bleue. Pour ceux et celles qui ont eu (ou auront bientôt) la chance de visiter Chechouan, pensez à sa petite cousine un peu pauvre. Pas la beauté coquette et proprette de la marocaine mais des couleurs semblables qui font sourire et qui veulent confirmer, comme quelqu'un disait, que la misère est moins pénible au soleil. On y croit presque... jusqu'au prochain tournant de ruelle.

Jodhpur, c'est tous ces enfants qui semblent laissés à eux même. Etant donné que nous sommes en plein festival pour Diwali, il est difficile de savoir s'ils sont en vacances ou ne fréquentent pas l'école. Nous avons tendance à croire que la deuxième est plus probable. Le nouveau jeu, étant donné la numérique, est de demander de prendre sa photo. Ce jeu semble plaire autant aux enfants qu'aux parents. Pas en échange de, pas en préambule pour, mais simplement pour pouvoir se regarder dans le petit écran. Comment refuser?

Bien sûr, Jodhpur, c'est aussi, comme toute ville qui se respecte, son fort, ses temples. C'est la mausolée à la mémoire du Maharadja qu'on appelle le Taj Mahal du Rajastan. De tous, c'est le fort qui nous impressionne le plus. Il est IMMENSE. On peut s'imaginer la surprise pour l'ennemi qui arrivait sans être averti de ce qui l'attendait. Il n'a d'ailleurs jamais été pris. Les Indiens sont même fiers de nous dire que les Pakistanais ont bien essayé avec leurs bombardements mais sans succès.

 

Malgré tout ce que nous avons vu et ce que nous rapportons en souvenir, Jodhpur sera pour moi à toujours synonyme de musique. A chaque matin, au petit déjeûner, nous avons droit à un joueur de rawanhatta, un violon indigène du Rajasthan. Il est charmant et nous fait quasi oublié le Nescafé. Pour Diwali, nous avons assisté à un gala de musique Langa où Fredy a pu partager avec les musiciens: eux parlant de leur musique et Fredy leur montrant des photos de certains instruments qu'il a fabriqués. Mais le summum, la cerise sur le sundae, the frosting on the cake est venu quelques jours plus tard quand Fredy a reçu une invitation pour aller visiter ces musiciens chez eux. Je laisse à Fredy le plaisir de vous raconter. Voici, en attendant, l'exception à la règle qui dit que "one picture is worth a thousand words". La photo est bonne mais le récit de Fredy sera meilleur.

Faits divers:

  • Après sondage avec taux de participation de 100 pourcent, la maison Jaggi-Normandeau déclare que les touristes français sont les plus nombreux, suivis des Australiens.
  • Malgré le côté super-Zen qu'on attribue souvent à la philosophie indienne, le racisme est assez prévalent. On ne manque pas une chance de nous parler des Musulmans sans ambition, dont les enfants ne fréquentent pas l'école, où on mange les bêtes malades, etc.
  • Par contre, on ne semble pas trop garder rancoeur aux Britanniques. Pas que les gens soient heureux d'avoir été "colonisés" mais on pense que, sans eux, l'Inde ne serait peut-être pas la plus grande, même si imparfaite, démocracie au monde.
 

5 comments:

  1. Super! Je suis contente pour toi Fredy. Ce sont ces moments qui font que les voyages sont encore plus mémorables. J'ai hâte d'entendre le récit.

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  2. Anne-Marie a-t-elle dû s'acheter un petit foulard pour sa tête?

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    1. Moi je crois plutôt qu'elle s'est acheté la petite robe "froufrou" qu'on a vue sur le blog précédent! Ce sera chic ce Noël!

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